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Chemin des Chapelles "Zinal-Ayer"

Ce "Chemin des Chapelles" vous emmènera de Zinal à Ayer en passant par plusieurs villages du Val d’Anniviers, notamment Mottec

1. Zinal
Chapelle de Saint-Barthélémy

Historique

Il aurait existé à Zinal en 1515, une chapelle dédiée à l’apôtre saint Barthélemy fêté le 24 août. Les chapelles placées sous l’invocation de saint Barthélemy se sont multipliées en montagne entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle. La chapelle de Zinal figure parmi les sanctuaires visités par l’évêque Adrien V de Riedmatten le 7 novembre 1687.

Les propriétaires de tous les villages s’y rendaient en procession.

Désaffecté, le bâtiment de cette première chapelle s’est maintenu jusqu’à la demande de démolition. Une nouvelle chapelle, véritable petite église, a été élevée en 1899. On ignore cependant qui a réalisé les plans et dirigé l’exécution. 

Art et architecture

A l’extérieur, la division tripartite de la façade principale donne l’illusion d’une nef à trois vaisseaux. Les avant-toits ainsi que l’auvent de l’entrée sont soutenus par des éléments en bois qui rappellent le caractère anglais de l’édifice. Les baies en arc brisé représentent la principale touche néomédiévale de l’extérieur.

Quatre barrières de retenue de la neige donnent aux deux pans principaux de la charpente, déjà haute et pentue, un rythme horizontal qui accentue paradoxalement l’effet de pente. Au-dessus de l’entrée, un clocheton anniviard au socle en maçonnerie abrite une cloche unique, sous une petite flèche portée par quatre poteaux et coiffée d’une haute croix.

A l’intérieur, la chapelle comprend une nef unique rectangulaire de trois travées et un choeur plus étroit et plus court. La voûte de la nef est surbaissée par des lattes de bois. L’ornement majeur est une peinture murale représentant le Jugement dernier et couvrant toute la paroi qui entoure l’arc triomphal. 

Au-dessus du tabernacle, on peut y voir une peinture nazaréenne de l’apôtre Barthélémy tenant dans sa main droite le couteau avec lequel il aurait été écorché vif. Cette oeuvre a été réalisée par Alfredo Cini ( 1887-1970 ) en 1948, de même que les quatorze stations du Chemin de croix en 1952.

La chapelle est inspirée du style néo-gothique anglais, unique en Anniviers et probablement dû au tourisme étranger en 1900 à Zinal.

Sur la peinture murale, on peut voir Dieu le Père, les bras écartés, avec la Colombe du Saint-Esprit dans une mandorle. Il est entouré au sommet de la lune accompagnée de trois étoiles et du soleil.

En dessous, on peut y voir quatre anges. Ceux de gauche sont munis d’une épée et indiquent la sortie du Paradis à Adam et Eve honteux et éplorés, ceux de droite tendent leurs deux mains vers les figures qui symbolisent les trois Vertus théologales : Foi, Espérance et Charité. Ils tiennent respectivement une croix, une ancre et un coeur enflammé.

En bas à gauche figure le Christ en croix et à droite, un Christ de Résurrection, les bras levés de côté à la manière habituelle du Christ-Roi.

Dans le choeur, l’autel avec son retable néogothique est d’origine. Les deux vitraux latéraux représentent l’Annonciation.

2. Mottec
Chapelle Sainte-Claire

Historique

La date de construction de la chapelle Sainte-Claire n’est pas connue. D’après les archives, elle ne fait pas partie des édifices visités par Adrien V de Riedmatten en 1687.

Art et architecture

La chapelle possède une porte en fer forgé. La couverture ainsi que celle du clocheton ont été renouvelées en tavillons, conformément au dispositif d’origine.

L’intérieur est simplement couvert d’une voûte sur croisée d’arêtes en maçonnerie. Sur un retable en bois, sculpté et polychromé, il y a des statues qui n’en faisaient pas forcément toutes partie à l’origine.

L’autel est simple, massif et fait de maçonnerie. Il est recouvert d’une mince table qui entoure la plinthe du retable. Le registre principal est composé de trois niches pourvues de statues.

Au centre se trouve saint Pierre, reconnaissable avec sa courte barbe et son toupet au milieu du front. Autrefois, il devait tenir une clé dans la main droite. Il est entouré à droite, par saint Antoine l’Abbé ou l’Ermite avec sa longue barbe et son vêtement monacal typique à capuchon et à gauche, par une sainte à longue chevelure et vêtue d’une robe au col ouvert et d’un manteau qu’elle tient de la main gauche.
 

La sainte de gauche a perdu l’attribut qu’elle tenait dans sa main droite et permettant de l’identifier, mais il s’agirait probablement de sainte Marie-Madeleine.

Porté par des colonnes, le couronnement est une sorte de fronton de forme chantournée. Il est déterminé par une succession de volutes agrémentées de motifs végétaux et ornementaux typiques du style rococo provincial. Il abrite en son centre une statuette bénissant de la main droite ; la main gauche cachée sous un pan de manteau porte un calice.

On ne peut malheureusement pas dater cette sculpture, mais il se pourrait bien qu’il s’agisse d’une statue de sainte Claire relativement ancienne.

3. Mottec
Chapelle Saint-Laurent

Historique

Saint Laurent ne mentionne pas le titulaire de la chapelle, mais désigne bien le lieu-dit où celle-ci a été élevée. Elle est dédiée à sainte Anne.

Autrefois, les habitants l’appelaient « chapelle de la Lovérèche ».

Sa construction remonte à 1766 d’après l’inscription peinte sous la panne faîtière sur la façade principale. La chapelle a été rénovée à deux reprises, en 1936 et en 2009.

Depuis 2002, des habitants du village et deux résidentes à l’année de Mottec, Georgine Hubscher et Jocelyne Budry, cherchaient des solutions pour remédier à l’état d’abandon des chapelles.

Des fêtes ont été organisées à partir de 1994 pour permettre la rénovation de la chapelle Saint-Laurent en 2008, laquelle sans propriétaire attitré avait été négligée depuis trop longtemps.

Les travaux ont commencé en 2009 par l’ajout d’un petit clocher sur la toiture.

Puis, selon les directives des Monuments Historiques, les murs extérieurs et intérieurs ainsi que le plafond et le sol ont été entièrement refaits. Les bancs qui datent de 1774 ont également été restaurés. Pour lutter contre l’humidité, un drainage a été installé.

Les deux amoureuses du Val d’Anniviers, G. Hubscher et J. Budry ont reçu le prix du Patrimoine culturel romand en 2013.

Art et architecture

Le plan de la nef est rectangulaire avec un choeur plus étroit.

La façade principale montre une porte en arc surbaissé munie d’une grille, entourée de petites baies rectangulaires pourvues de vitraux réalisés par l’artiste Emile Aebischer dit « Yoki » ( 1922 - 2012 ).

Dès 1949, il exécuta de nombreux vitraux et décorations murales en Suisse, France, Allemagne, Angleterre, Italie et également en Israël et en Afrique. Il créa notamment des vitraux pour la coupole de la basilique de Nazareth, ceux de l’église du Sacré-Coeur de Bâle et de Corsier-Vevey.

Il est le cofondateur du musée du vitrail de Romont et le père de Patrick Aebischer, président de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne ( EPFL ).


L’autel a été dépouillé du retable qu’on pouvait encore voir au début des années 1950.


Au-dessus de la table portée par deux dalles de granit et ornée de deux chandeliers en fer forgé, on a fixé au mur le beau crucifix, seul élément d’origine encore présent qui marquait l’entrée du choeur sous l’arc.

La poutre de gloire porte un Père Eternel en buste, bénissant de la main droite et qui devait tenir un globe dans la main gauche. La statue de sainte Anne apprenant à lire à Marie enfant est disposée contre la paroi droite de la nef. Il s’agit d’une sculpture baroque de qualité qui occupait peut-être le centre du retable disparu.

4. Ayer
Eglise paroissiale Sainte-Anne

Historique

En 1617 est citée pour la première fois la chapelle Saint-Marc. Elle fait partie des édifices visités par l’évêque Adrien V de Riedmatten en 1687. La communauté en assumait l’entretien et l’on y célébrait les trois messes annuelles « réglementaires ».

Parmi les ornements requis, la chapelle ne possédait ni devant d’autel ni chandelier en laiton. Il lui manquait également une longue nappe couvrant les deux côtés de l’autel qu’il fallait doter d’un crucifix.

On ignore quand est survenu le changement de titulaire. Cependant, la construction de l’église actuelle au début du XXe siècle est restée dans les mémoires à cause de nombreuses péripéties.

En 1914, alors que la Première Guerre mondiale frappait aux portes de la Confédération, les habitants d’Ayer voulurent se séparer de la paroisse de Vissoie. Les dépenses de la nouvelle construction ont laissé un découvert assez important malgré les nombreux dons qui avaient été faits. Suite à de multiples déboires financiers, les initiateurs ont dû recourir à une loterie afin d’assurer la fin des travaux.


Ce sont les habitants qui ont dû travailler gratuitement le samedi et le dimanche à la construction de l’église.


Au printemps 1916, Monseigneur Jules-Maurice Abbet bénit la première pierre du futur sanctuaire. La consécration a eu lieu le dimanche 25 juillet 1920 par Monseigneur Victor Bieler. Il baptisa également les cinq cloches qui avaient été payées par de généreux donateurs locaux.

 

Art et architecture

L’atelier « Kalbermatten Architectes » de Sion a conçu l’église actuelle dans un style appelé « Heimatstil » qui signifie style national suisse.


La rénovation de l’église s’est déroulée de 1976 à 1979.


Le plan présente une nef unique rectangulaire de quatre travées et un choeur à chevet polygonal plus étroit, plus court et plus bas. Le clocher est implanté à l’angle de l’édifice, côté vallée.

La façade principale ne possède pas de porche. Les murs sont en maçonnerie crépie rythmés par des contreforts rustiques en pierres apparentes.

Les encadrements des baies, à l’exception de la porte principale qui est en arc en plein cintre abritée par un auvent en berceau, sont plus discrets et modestes. Un oculus ponctue la façade principale. Un autre est percé au fond du choeur. Les fenêtres de la nef et des pans latéraux du chevet sont en arc en plein cintre.

Les toits en bâtière de la nef du choeur ainsi que la flèche pyramidale en charpente du clocher sont couverts de tavillons. Il en est de même pour le clocheton typiquement anniviard au-dessus de la façade principale. Sa flèche est une réplique réduite de celle du clocher.

La nef est articulée en quatre travées, voûtées sur croisées d’arêtes et séparées par de larges arcs-doubleaux. Ces derniers reposent sur des pilastres à impostes moulurées.

Le choeur est voûté d’arêtes et ses trois baies meublées par des vitraux. Dans l’oculus central, on peut voir la Colombe du Saint-Esprit. Sur la gauche, l’Annonce aux bergers et à droite, la Vierge de pitié.

De part et d’autre de l’arc du choeur reposent les figures de la Vierge à l’Enfant, à gauche et de saint Joseph, à droite. Elles servaient de retables aux autels latéraux qui leur avaient été consacrés en 1920. Au-dessus de l’arc, quatre anges volent vers le Christ en croix, deux d’entre eux tendent des calices pour recueillir le saint sang.

En 1949, le peintre Alfredo Cini ( 1887-1970 ) a peint plusieurs fresques dont un « Bon Berger » sur la façade extérieure et sur l’arc du choeur à l’intérieur. Il a également peint les stations du chemin de croix et les fonts baptismaux.

L’artiste Hubert Bernhard établi à Ayer à la même époque, a renouvelé le mobilier liturgique en confectionnant un autel, un tabernacle, des chandeliers ainsi que les statues de sainte Anne avec la Vierge et le Christ.


L’orgue qui meuble la tribune est plus ancien que l’église.


L’orgue provient de l’ancienne église de Chippis et avait été commandé en 1888 aux facteurs d’orgue associés Conrad Carlen, de Glis-Brigue et J. Abbey, de Lyon.

5. Ayer
Oratoire de la Blanche-Pierre

En 1861, le curé de Vissoie Jean-Baptiste Rouaz écrit au chancelier épiscopal pour réclamer une concession d’indulgences en faveur de plusieurs oratoires, dont celui de la Blanche-Pierre qui est dédié à la Sainte Vierge.

L’oratoire de la Blanche-Pierre couramment appelé « Blanzy Pïrra » est doté d’une concession de 40 jours d’indulgences, moyennant trois Pater et trois Ave Maria. Il n’était pas nécessaire de réciter les prières à genoux, il suffisait de les dire en passant devant l’oratoire.

Cet oratoire faisait partie avec les chapelles Saint-Félix et Sainte- Agnès des Morasses et Saint-Théodule de Grimentz, du pèlerinage des « Trois Frères » qui était effectué pour demander une guérison.

En 1943, les jeunes du village ont restauré et offert à l’oratoire une Vierge à l’Enfant peinte par Paul Monnier.