Poste 1. Vue sur les mayens

Les mayens sont les clairières disséminées dans cette partie intermédiaire entre la zone d’habitation et l’alpage ; les points noirs sont des granges-écuries et, lorsque la clairière est grande, il y a des bâtiments d’habitation.

  Plan du Parcours Historique de St-Luc

Depuis l’Office du tourisme, allez à l’angle gauche du parking, mis à disposition des automobilistes en décembre 1969 déjà. Profitez de cette belle vue dégagée pour observer l’autre versant de la vallée.

Sur la rive gauche de la Navisence, vous pouvez voir, en bas, la zone des habitations permanentes (Pinsec, Mayoux, Saint-Jean, Grimentz), puis la forêt parsemée de clairières, avec de petites constructions, les « mayens », dans son acception du paysan de montagne valaisan, et enfin, au-dessus des derniers arbres, les prairies des alpages.

Le bétail est amené dans les mayens avant la montée à l’alpage (inalpe) et après sa descente de cet alpage (désalpe). Le fruit de latraite est, en principe, transformé en tomme et en sérac, rarement en fromage.

« Mayen » désigne aussi la construction très primitive que se partageaient parfois plusieurs copropriétaires, dans les mayens les plus éloignés du village.

Une chambre commune était meublée d’une grande table, deux bancs, un fourneau maçonné, une rangée de lits à deux étages. Chaque copropriétaire avait son lit, son bahut et ses crochets porte-habits. La cuisine-âtre était le plus souvent la pièce de la vie communautaire. A la cuisine se trouvaient : une crémaillère, un trépied, une marmite, une casserole, une poêle, une chaudière à cailler le lait. A la cave, il n’y avait pas de tonneau à vin, mais un « bréno » à plusieurs rayons, inaccessible aux souris, où séchaient les tommes.

 

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Montez le long de la route principale, sur une centaine de mètres.