Poste 3. Grenier

A première vue, le grenier est semblable au raccard, soit une construction à trois étages, dont deux en bois, le troisième étant l’espace que permettent les pilotis.

  Plan du Parcours Historique de St-Luc

Les pilotis peuvent s’appuyer sur un cadre en bois, sur une cave en maçonnerie, très rarement sur une écurie.

Le grenier est généralement plus petit que le raccard et sa base abrite souvent une cave. Les madriers de mélèze sont soigneusement et étroitement assemblés. Les nombreuses portes, munies de fortes serrures, sont parfaitement closes. Les greniers possèdent également des balcons qui servent uniquement à l’accès aux portes individuelles.

On évite de construire les greniers au milieu des habitations. Ils sont plutôt à l’écart, afin de ne pas partir en fumée en cas d’incendie. Les greniers sont majoritairement en copropriété.

Les grains de céréales y sont entreposés dans des bahuts en bois d’arolle. C’est dans les greniers qu’est séchée la viande, suspendue à des bâtons en noisetier. On y trouve aussi des boucles de saucisses, des emballages de riz, de sucre, de pâtes et des cônes d’arolle. On y stocke de fromages, s’ils sont bien secs, et le pain de seigle, s’il n’y a pas de place au galetas. Le fromage et le pain sont posés debout sur des râteliers pour éviter qu’ils ne moisissent. Le grenier est utilisé également pour garder les habits de fête et l’uniforme militaire à l’abri des mites. Autrefois, avoir un grenier bien garni signifiait être à l’abri du besoin.

 

Prochain poste

Poursuivez le long de la route, jusqu’au bâtiment situé après l’hôtel Bella-Tola qui abrite aujourd’hui « La Maison d’Angélique ».