Pinsec se présente

Grâce à son emplacement, Pinsec est le seul village de la vallée qui a passé le XXe siècle sans connaître de modifications importantes.

Plan du Parcours Historique de Pinsec

Construit sur une arête entourée de combes raides, il a été érigé ainsi pour protéger les maisons des avalanches. Le village est pentu, à tel point «qu’il faut même ferrer les poules». Mais les villageois sont courageux, c’est pourquoi ils disent:«Même s’il faut lâcher on ne lâche pas » ce qui signifie : « Il ne faut jamais abandonner ».

Le nom du village ferait référence aux pins bien présents dans les forêts environnantes.

En 1950, Pinsec comptait environ cent cinquante habitants, autant de vaches, quatre-vingt chèvres, une quarantaine de moutons, une dizaine de mulets, des porcs et des poules. Autrefois, lorsqu’un non-Anniviard passait dans le village, on le regardait par la fenêtre ; maintenant on regarde attentivement quand une vache passe...

Jusqu’en 1975, un magasin était géré par une dame, mère de famille nombreuse, appréciée par tous. On se souvient qu’un jour, elle dit :« Je peux fermer, ils sont tous passés ». Dans les années 1950, cette même famille s’occupait du seul téléphone du village.

En 1979, «Rose de Pinsec» a été tourné par Jacques Thévoz. Ce film relate la vie d’autrefois, au rythme des travaux, sur les pas de Rose Monnet. « Rose, la fourmi anniviarde, cet artisan prodigieux, (...) fauchant comme un homme, mieux qu’un homme. »

En 1985, Bernard Savioz de Pinsec publia un livre, « Valaisans des- cendants d’Attila » (Ed. La Matze, Sion, 1985), où il établissait des parallèles entre les Hongrois et les Anniviards, en faisant référence à des sources plus anciennes (Bourrit en 1781, Desor et Fischer). Des Huns en fuite, après la défaite d’Attila (451 après J.-C.) en Italie, se seraient établis en Anniviers. Ce qui explique pourquoi des Hongrois viennent en Anniviers à la recherche d’indices prouvant leurs origines communes.

Aujourd’hui, à Pinsec, il y a une trentaine de personnes domiciliées à l’année. Lors des fêtes de Noël, Carnaval et Pâques, quelque cent cinquante personnes occupent les résidences secondaires.